À partir des années 1960, l’agriculture intensive s’est développée afin d’assurer une production alimentaire suffisante pour la population mondiale. Cette agriculture intensive, caractérisée par des rendements élevés, repose sur la sélection de variétés végétales et animales hautement productives, combinée à l’utilisation massive de produits chimiques (engrais, pesticides, antibiotiques, etc.) et à des modifications des pratiques agricoles. Cependant, ces substances chimiques utilisées en agriculture et dans l’industrie ont contaminé l’environnement — sols, eaux et atmosphère — perturbant le fonctionnement de nombreux écosystèmes et altérant la biodiversité. Elles représentent également une menace pour la santé humaine, certaines maladies étant liées à la présence de composés toxiques issus de l’agriculture et de l’industrie dans notre environnement.
Le cours BIO_51053_EP « Biotechnologies pour la Médecine et l'Agriculture » présente des approches biotechnologiques visant à réduire l’impact environnemental de l’agriculture et à prévenir ou traiter les maladies causées par des polluants toxiques chez l’être humain.
Le cours est divisé en neuf modules :
- Biotechnologie végétale : de la domestication aux organismes génétiquement modifiés.
- Édition du génome pour améliorer les plantes et traiter les maladies : comment cela fonctionne-t-il ?
- Amélioration de la santé des plantes : comment passer des pesticides à une immunité végétale induite.
- Amélioration de la nutrition des plantes : comment réduire l’utilisation des engrais en optimisant l’assimilation des nutriments et la santé des sols.
- Principes de base de la toxicologie. Le cas des pesticides : impacts sur la santé humaine et biotechnologies thérapeutiques.
- Les perturbateurs endocriniens, une classe particulière de polluants : impact sur la santé humaine et outils biotechnologiques de détection.
- Métaux lourds et radionucléides : quels effets sur la santé humaine ? Quelles technologies pour les neutraliser ?
- Contrôle du transfert des polluants métalliques du sol vers la plante pour la sécurité alimentaire ou la bioremédiation de l’environnement.
- Alimentation du bétail et maladies à prions : transmission alimentaire d’un agent infectieux non conventionnel à l’homme. Du concept de prion aux outils biotechnologiques de détection et d’élimination.