
Titre :
Quand l’écologie fait débat. L’analyse de controverses appliquée aux enjeux environnementaux
Contact :
Jérémy Bouillet, EDF R&D, Sciences Po
jeremy.bouillet@edf.fr ; jeremy.bouillet@sciencespo.fr
Description du cours :
Enjeu du cours :
Le débat scientifique, argumenté et sourcé, n’est qu’une des modalités de discussion possible en démocratie – et il n’est pas la modalité la plus répandue dans les arènes publiques. Il lui arrive d’ailleurs de devoir se confronter à d’autres modalités discursives (fake news, post-vérité…) face auxquelles il peine parfois à s’imposer. Les controverses liées au changement climatique et au développement durable sont particulièrement illustratives de cette tension entre argument scientifique et argument non-scientifique. Avec ce constat en point de départ, ce cours répond à deux objectifs :
- Le premier est d’offrir un panorama du fonctionnement de la parole publique dans une démocratie moderne en postulant que l’argument scientifique a une place particulière, nécessaire mais non suffisante. Il s’agit ainsi de situer la parole scientifique sur l’environnement et l’écologie dans l’écosystème démocratique, les arènes médiatiques, politiques, d’opinion publique, etc. et en discutant les question d’(ir)rationalité(s), d’argumentation et de persuasion, de valeurs, etc.
- Le second est de mettre en pratique ces savoirs à travers un atelier d’analyse de controverses. Ce type d’analyse est largement utilisée dans les domaines des sciences humaines et sociales (SHS) ou les études environnementales, et permet de comprendre les complexités des débats publics et de contribuer à une analyse critique des questions sociétales contemporaines en analysant la nature des acteurs, de leurs positions et leurs intérêts et de leurs arguments.
Ce cours permet ainsi d’articuler les connaissances des SHS sur la construction du consensus et la gestion du dissensus en démocratie avec les controverses environnementales.
Évaluation et notation :
- Participation en classe et engagement dans les discussions (20%)
- Analyse écrite d'une controverse spécifique en développement durable (40%)
- Présentation orale sur une étude de cas de controverse environnementale (40%)
